
À l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre la désertification et la sécheresse, A Better Life par SOS SAHEL et la Ville de Paris vous donnent rendez-vous le 17 juin 2026 au Jardin des Serres d’Auteuil, pour une journée publique consacrée aux ressources, aux savoir-faire et aux filières des territoires sahéliens.
Cette rencontre s’inscrit dans un partenariat historique de plus de vingt ans entre SOS SAHEL et la Ville de Paris autour de la Serre du Sahel, un espace dédié aux plantes des zones sèches d’Afrique. Ce lieu unique permet de découvrir des espèces végétales adaptées à des milieux exigeants, de comprendre leurs usages et de mieux saisir les liens qui unissent biodiversité, climat, alimentation, culture et vie des territoires.
Une journée pour regarder le Sahel à partir de ses ressources
Le 17 juin, nous souhaitons mettre en lumière une réalité peu mise en avant: les territoires sahéliens disposent de ressources naturelles, de savoir-faire locaux et de filières économiques capables de répondre concrètement aux défis climatiques, sociaux et économiques.
Dans les zones sèches d’Afrique, des femmes et des hommes cultivent, récoltent, transforment, protègent les arbres, transmettent des gestes, organisent des filières et créent de la valeur à partir de ressources adaptées à leur environnement. Ces dynamiques contribuent à restaurer les terres, préserver la biodiversité, générer des revenus et renforcer la capacité des communautés à faire face aux changements qui touchent leurs territoires.
Cette journée aux Serres d’Auteuil portera cette conviction : le Sahel est un territoire de ressources, de savoirs et d’initiatives. Avec la Serre du Sahel rénovée, l’exposition « Arbres de Vie », le marché des productrices, les animations pour les enfants, la présence d’un griot et une table ronde consacrée aux filières sahéliennes, le public et les invités pourront découvrir comment des plantes et des arbres souvent discrets sont en réalité au cœur de la vie sahélienne.

La Serre du Sahel, un lieu de transmission au cœur de Paris
La Serre du Sahel est née d’une collaboration entre SOS SAHEL et la Ville de Paris. Depuis son inauguration en 2003, elle permet de faire connaître les paysages, les plantes et les usages des zones sèches d’Afrique auprès du grand public.
Sa rénovation marque une nouvelle étape. Elle ne se limite pas à présenter des espèces végétales : elle raconte une histoire. Celle de milieux exigeants, de plantes utiles, de savoir-faire transmis, de ressources qui nourrissent, soignent, protègent les sols et accompagnent la vie quotidienne.
En redonnant toute sa place à cette serre, A Better Life par SOS SAHEL et la Ville de Paris souhaitent créer un espace de découverte accessible à toutes et tous, capable de faire dialoguer botanique, culture, climat, alimentation et économie locale.
Un marché pour découvrir les produits et savoir-faire sahéliens
La journée du 17 juin sera aussi un moment de rencontre avec celles et ceux qui font vivre les ressources sahéliennes au quotidien. Un marché de productrices permettra de découvrir des produits issus de filières locales : fonio, karité, moringa, huiles, infusions et autres ressources transformées à partir de plantes cultivées, récoltées et valorisées dans les territoires.
Derrière chaque produit, il y a des femmes, des groupements, des gestes maîtrisés, des savoir-faire transmis et une volonté de créer de la valeur au plus près des communautés. Ce marché donnera à voir un Sahel concret, productif et vivant, où les ressources locales soutiennent l’alimentation, l’activité économique et le lien à la terre.

La parole du griot pour faire vivre la mémoire et la transmission
La présence du griot Boubacar Ndiaye viendra donner une dimension sensible et vivante à cette journée. Figure majeure de la transmission orale en Afrique de l’Ouest, le griot porte les récits, la mémoire et les histoires collectives. Par la parole, il fait circuler les savoirs, rappelle les héritages et relie les générations.
Dans le cadre de cette journée consacrée aux ressources sahéliennes, sa présence rappellera que les plantes, les arbres et les filières ne sont pas seulement des sujets agricoles ou économiques. Ils appartiennent aussi à une culture, à des usages, à des récits et à des formes de transmission qui donnent tout leur sens aux liens entre les communautés, la terre et le vivant.
« Arbres de vie » : découvrir les arbres qui font vivre les territoires
Pendant une quinzaine de jours à partir du 17 juin, les Serres d’Auteuil accueilleront l’exposition « Arbres de vie », réalisée par le photographe Nicolas Henry avec le soutien de SOS SAHEL et Nexira. Déjà présentée à la Biennale Photoclimat de Paris en 2023, elle invite le public à découvrir, au Tchad et au Sénégal, des arbres essentiels aux hommes, aux animaux, aux sols et aux écosystèmes.
Ces photos révèlent les arbres sahéliens comme des présences essentielles. Ils nourrissent, soignent, protègent, abritent, inspirent et accompagnent les gestes du quotidien. Ils tissent un lien profond entre les communautés, leurs savoirs, leurs paysages, leurs pratiques alimentaires et culturelles, ainsi que leurs économies locales.
L’exposition permet ainsi d’ouvrir une fenêtre sur une réalité très concrète : dans les territoires sahéliens, la biodiversité se vit au quotidien. Elle constitue un patrimoine naturel, culturel et économique. Derrière chaque arbre, il y a des usages, des gestes, des récits, des revenus, des liens entre générations et des solutions pour mieux résister aux effets du changement climatique.
Plus d’informations sur l’exposition : Une exposition de photographies pour mettre en lumière les arbres nourriciers du Sahel

Une table ronde pour relier botanique, climat, économie et culture
La table ronde du 17 juin prolongera le rôle pédagogique de la Serre du Sahel et de l’exposition. Elle partira des plantes et des milieux secs pour parler des territoires, des usages, des sociétés sahéliennes et des filières d’avenir.
Plusieurs regards seront croisés : celui de A Better Life par SOS SAHEL sur les ressources sahéliennes et la transformation des systèmes alimentaires ; celui de Nexira sur la filière gomme d’acacia et ses effets pour les communautés productrices ; celui d’experts sur les dynamiques régionales ; celui des Serres d’Auteuil sur la transmission au grand public et la place de la biodiversité dans la ville.
Cette discussion permettra de mieux comprendre comment les ressources sahéliennes peuvent répondre à plusieurs enjeux à la fois : restaurer les terres, protéger les écosystèmes, créer des emplois, soutenir les femmes, renforcer les économies locales et inspirer des modèles de production plus durables.
La gomme d’acacia, une filière sahélienne aux bénéfices multiples
La table ronde mettra en lumière la gomme d’acacia, issue des arbres qui poussent dans la bande sahélienne. Cette ressource naturelle entre dans la composition de nombreux produits du quotidien : alimentation, boissons, cosmétiques, santé. Présente dans nos usages courants, elle relie directement les communautés rurales d’Afrique aux marchés internationaux.
La gomme d’acacia raconte une histoire bien plus vaste que celle d’un simple ingrédient. Elle illustre la capacité d’une filière sahélienne à conjuguer restauration des terres, protection de la biodiversité, structuration économique, création de revenus locaux et autonomisation des femmes.
Très présent dans les savanes africaines, l’acacia est un arbre précieux pour les écosystèmes comme pour les communautés. Cette légumineuse, particulièrement résistante à la sécheresse, développe un réseau racinaire dense et profond. Elle contribue ainsi à préserver la fertilité des sols, à limiter l’érosion, à favoriser l’infiltration de l’eau et à reconstituer le couvert végétal.
La gomme d’acacia procure également un revenu complémentaire aux familles rurales, notamment pendant les périodes les plus difficiles de l’année. Contribuant à 40% des revenus monétaires, elle renforce les moyens de subsistance, favorise la structuration de groupements de producteurs et soutient des économies locales ancrées dans les territoires.
Autour de cette ressource se développent des activités agroforestières vertueuses, mais aussi une véritable chaîne de valeur, depuis la collecte et le tri jusqu’à la transformation et la commercialisation. En créant de la valeur localement, la filière encourage l’organisation collective, renforce les revenus des communautés et soutient la préservation durable de la ressource.
Depuis plus de dix ans, SOS SAHEL et Nexira, leader mondial de la gomme d’acacia, travaillent aux côtés des communautés productrices au Tchad. Cette coopération démontre la force d’une filière sahélienne structurée dans la durée : plus de 2 millions d’arbres plantés sur 10 000 hectares, 180 000 hectares de forêts protégés, une production passée de 1 500 à 2 600 tonnes, 29 000 producteurs organisés en 128 groupements et unions, dont 20 000 femmes. La place des femmes dans les organisations de producteurs a également fortement progressé, passant de 0 à 30 %.
Ces résultats montrent qu’une ressource naturelle, lorsqu’elle est valorisée de manière responsable, peut devenir un véritable levier de développement durable. Elle contribue à protéger les terres, à consolider les organisations locales, à générer des revenus et à renforcer le rôle des femmes dans les décisions économiques.

Construire ensemble des économies vertueuses
Avec A Better Life par SOS SAHEL, nous portons une conviction forte : restaurer les terres, c’est aussi produire, transformer, entreprendre, transmettre des savoir-faire et créer de la valeur au sein des territoires.
Cette ambition repose sur une logique de partenariat renforcée : producteurs, organisations de développement local, femmes entrepreneures, jeunes agripreneurs, chercheurs, institutions, collectivités, entreprises, chefs coutumiers, élus locaux, donateurs et équipes de projet forment une même chaîne d’action. Chacun y prend sa part : expertise, savoirs, moyens, capacité d’investissement, ancrage territorial ou responsabilité institutionnelle. L’objectif est clair : développer des économies locales solides, renforcer l’autonomie des territoires et faire émerger des filières sahéliennes reconnues pour leur impact environnemental, social et économique.
Les institutions ont un rôle déterminant pour inscrire ces filières dans les politiques publiques, les coopérations internationales, les stratégies de transition écologique et les projets de territoires durables. Les entreprises peuvent, de leur côté, bâtir des chaînes d’approvisionnement responsables, traçables et équitables, investir dans les zones de production et contribuer à structurer des filières durables ; et leurs clients, peuvent consommer tout en soutenant les communautés au cœur de la ressource. Les organisations de la société civile et les ONG comme SOS SAHEL assurent le trait d’union entre producteurs, entrepreneurs, chercheurs, marchés et partenaires, afin que la valeur créée bénéficie réellement aux communautés des territoires.
La Serre du Sahel devient ainsi un symbole vivant de cette dynamique : un lieu parisien où se rencontrent les plantes, les savoirs, les territoires et les engagements. Elle permet au public de comprendre que les solutions sahéliennes ne relèvent pas seulement de la solidarité, mais aussi d’une nouvelle manière de penser l’alimentation, le climat, la biodiversité et les échanges économiques.
Ces initiatives prolongent l’esprit de la Grande Muraille Verte, lancée par l’Union africaine en 2007. Pensée au départ comme une réponse à l’avancée du désert, elle porte aujourd’hui une ambition beaucoup plus large : restaurer les terres, régénérer les écosystèmes, développer des activités économiques durables et faire des zones sèches d’Afrique des territoires d’innovation, de production et d’avenir.

Nous vous donnons rendez-vous le 17 juin
Cette journée s’adresse au grand public, aux partenaires, aux institutions, aux acteurs économiques, aux journalistes, aux chercheurs, aux entrepreneurs, aux donatrices et donateurs, ainsi qu’à toutes celles et ceux qui souhaitent découvrir le Sahel autrement : par ses arbres, ses plantes, ses ressources, ses femmes et ses hommes, ses filières et sa capacité à inventer des solutions.
Rendez-vous le 17 juin 2026
Jardin des Serres d’Auteuil, Paris.
Plus d’ information : Evénements : A la découverte des ressources du sahel
Pour une Afrique qui cultive son avenir.
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