Ethiopie : De l’aloe vera pour l’autonomie des femmes

Contribuer à l’autonomie économique des Éthiopiennes grâce à une plante, c’est possible ! La filière de l’aloe vera est prometteuse mais sous-exploitée en Ethiopie. C’est pourquoi SOS SAHEL souhaite soutenir sa production et sa commercialisation dans la région de Borana, à la frontière du Kenya. Plus loin que la promotion de cette richesse agricole locale, notre objectif est de soutenir l’activité des femmes. Grâce à l’exploitation de l’Aloe Vera, les femmes de Borana seront formées, disposeront d’une activité génératrice de revenus et autonomes financièrement.

Dans les communautés d’éleveurs de cette région du sud du pays, les femmes ne disposent pas d’un revenu qui leur est propre et leur travail quotidien n’est pas assez rémunérateur. Le manque d’emploi et l’écart de ressources par rapport aux hommes entravent autant les Éthiopiennes de la région que le développement économique du pays. Pour y remédier, nous soutenons l’entreprenariat des femmes de Borana et les rendre actrices de la filière aloe vera.

Une terre aride, Oui. Cultivable ? Aussi !

Le sud de l’Ethiopie subit de fréquentes sécheresses qui mettent en danger le bien-être des communautés d’éleveurs et d’agriculteurs. Mais le pays porte déjà dans sa terre les réponses à ce climat aride : l’aloe vera.

Cette plante que l’on retrouve dans nos produits de beauté et d’hygiène, est résistante à la sécheresse et donc parfaitement adaptée au climat aride éthiopien. Peu exigeante en eau, elle est facilement cultivable et de plus largement consommée dans le monde. Cosmétique, alimentaire, industriel, médecine traditionnelle, c’est un produit utilisé par une multitude de secteurs et donc un potentiel conséquent pour les femmes de Borana.

Entrepreneures, professionnelles et indépendantes

Toutefois, les femmes des communautés pastorales manquent de compétences dans le domaine de la production et de l’entreprenariat. Nous ne voulons pas seulement qu’elles apprennent à produire l’aloe vera, mais qu’elles gardent le pouvoir de la transformation du produit jusqu’à sa vente, afin qu’elles en tirent le meilleur revenu. SOS SAHEL – aux côtés des associations locales – a donc pour stratégie d’appuyer l’accès des femmes à des formations sur le commerce et l’élevage.

Nos équipes et nos partenaires locaux mettront en place des centres de collecte et de transformation de la plante. Nous les accompagnerons jusqu’à la commercialisation en les mettant en lien avec les marchés locaux comme internationaux. Équipées et formées, il ne manquera rien aux femmes de Borana pour devenir actrice de la filière de l’aloe vera. En bénéficiant également d’un accès facilité au crédit pour se développer, elles auront un meilleur pouvoir de négociation sur leurs produits. Ainsi en se formant à de nouvelles activités, elles acquièrent des ressources au-delà des revenus produit par l’élevage.

Dans une région où « le revenu des femmes représente moins de 1,5 dollars par jour » nous explique Wase Gubena – notre Directeur pays en Ethiopie – un projet comme celui-ci pourrait « créer des emplois pour au moins 6 000 femmes dans la région. Une réalisation qui peut augmenter l’autonomie économique des femmes ». Sur le plan social, c’est aussi l’opportunité pour elles de se libérer progressivement des conséquences de la pauvreté endémique des zones rurales.

Produire durablement en respectant l’environnement

Grâce à ce projet durable, nous espérons construire un environnement propice et à l’économie locale de la région. Les femmes pourront par exemple produire du savon et d’autres produits à base d’aloe vera, et ce en quantité comme en qualité.

La culture de cette plante est respectueuse de l’environnement et contribue même à préserver la biodiversité. Sans traitement chimique, ni besoin d’aucun additif, l’aloe vera est une plante dont les résidus fertilisent la terre. SOS SAHEL a choisi le développement durable pour répondre aux urgences des régions les plus pauvres. Des projets comme celui-ci constituent à coups surs des réponses adaptées à la crise alimentaire et la malnutrition, car nous voulons protéger et encourager les richesses déjà présentes de l’Ethiopie.

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